Coton Versus Coton Bio : Fight !

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1. Introduction

Le coton n’est pas la matière idéale en terme d’écologie et de qualités textiles, en effet, le coton remporte la palme de la fibre la plus polluante au monde. Pourtant, c’est aussi la fibre la plus utilisée au monde, notamment pour des raisons financières, car celle-ci reste très abordable.

Mais il y a d’autres raisons pour lesquelles le coton est la matière la plus utilisée au monde :

 

  • son confort

  • sa bonne tenue au lavage

  • peu de gens y sont allergiques



Enfin, le coton reste la fibre numéro un simplement… parce que c’est la fibre numéro un : la plupart des gens ne connaissent et ne jurent que par cette matière, car ils n’ont aucune idée des avantages ou de l’existence d’alternatives.

2. Le coton traditionnel : un fléau pour la planète

Malheureusement, cette popularité à un prix exorbitant au niveau de la planète. Chaque jour, des millions de vêtements en coton sont produits et vendus en magasin, malgré le peu d’attrait écologique de cette fibre. Voici quelques chiffre pour vous en convaincre :

 

  • La production mondiale de coton a augmenté de 10 % en 2017/2018 pour atteindre 25,4 millions de tonnes selon le Comité consultatif international sur le coton (ICAC). 

  • En 2017 les surfaces cultivées pour la production de coton ont atteint 32 millions d'hectare.

  • C'est le 3ème consommateur d'eau d'irrigation de la planète après le riz et le blé, avant le maïs, les fruits et les légumes.

  • D’après le CNRS, il faut entre 5260 litres et 19 000 litres d’eau pour produire un kilo de coton, selon les pays et les méthodes. C’est l’équivalent de 35 à 167 bains, pensez-y la prochaine fois que vous vous allongez dans la baignoire !

  • Un T-shirt peut consommer pour sa production jusqu’à 25 000 litres d’eau et émettre jusqu’à 5,2 kg de CO2 (autant que 27 km en avion).

  • Le blanchiment du coton exige fréquemment d'utiliser du chlore ou des azurants chimiques. La teinture du coton, elle, requiert souvent d'employer des métaux lourds comme du plomb ou du chrome, évidemment toxiques.

  • Selon la Banque mondiale, la production de coton serait responsable de 17 à 20 % de la pollution de l’eau dans le monde.

  • La culture de coton consomme 25% des insecticides et 10 % des herbicides mondiaux selon l’Organisation Mondiale de la Santé, dont certains classés par l’OMS comme « hautement dangereux » ou « extrêmement dangereux ».

  • En 2016, 64% du coton cultivé dans le monde était génétiquement modifié.

  • D’après Greenpeace, le coton contient des éthoxylates de nonylphénol qui sont des perturbateurs endocriniens. Ils se décomposent en nonylphénol, sous-produit supposé toxique pour les organes reproducteurs.

  • Lorsque les vêtements sont lavés, des composants toxiques regagnent le milieu aquatique où ils peuvent contaminer différentes chaînes alimentaires, dont la nôtre.

  • Les produits chimiques contenus dans les vêtements en coton s’invitent aussi dans nos maisons avec des répercussions négatives sur notre santé. Les réactions allergiques sont de plus en plus courantes, notamment en raison de l’utilisation d’un apprêt nocif, la résine de formaldéhyde

 

Ainsi, même si la culture du coton ne représente que 2 à 3% des terres cultivées, elle pollue énormément. On ne s’en rend pas compte quand on achète le dernier t-shirt à la mode, mais cette consomation insidieuse est extrêmement délétère pour la planète.



Enfin, la production de coton dans l'Union Européenne est estimée 1 % seulement de la production mondiale. Mais d’où viennent nos vêtements alors ? Des États-Unis, de l’Inde et de la Chine, qui sont les principaux producteurs de coton.

Voilà, inutile de chercher du coton Français, car les seuls pays européens à en produire en quantités infimes sont la Grèce et l’Espagne) !

À l’instar d’autres denrées que l’on est loin d’acheter de manière locale, le coton consomme donc lui aussi une quantité conséquente de CO2 en transports et autres acheminements.

Bien sur, ce dernier point est valable autant pour le coton normal que le coton bio.



Mais alors, existe-t-il des alternatives ? Si oui lesquelles ? Et pourquoi ne les adopte-t-on pas massivement en regard de la crise écologiques qui s’annonce ces prochaines années ?

3. Le coton biologique est-il plus écologique ?

Évidemment, la première alternative à laquelle on pense est celle du coton biologique. C’est la même matière, mais sans pesticides, sans engrais chimiques douteux, sans produits fâcheux pour l’environnement ou les pauvres personnes que nous sommes, qui porteront ces vêtements une fois achetés en magasin. Notamment, sa fibre est blanchie à l'eau oxygénée et non au chlore, et les teintures sont réalisées sans utiliser de métaux lourds ni de produits toxiques.

Parmi les avantages, on note également que la culture de coton bio est moins gourmande en eau que son confrère le coton traditionnel : 50% de moins selon certains et jusqu'à 91% selon des analyses récentes (voir cycle de vie du coton bio).

La raison ?

Le coton bio est très peu irrigué et se contente essentiellement des précipitations naturelles.



Par rapport au coton normal, il n’y a donc pas photo, car le coton bio est :

 

  • plus qualitatif (fibre plus douce, plus épaisse et anallergique)
  • moins polluant
  • moins dangereux pour la santé et l’environnement
  • moins consommateur d’eau



Enfin, voici un argument auquel on ne pense pas forcément : la culture de coton bio favorise également la biodiversité, car cultiver de façon biologique signifie respect des saisons, pratique de la rotation des cultures et utilisation de compost naturel, ce qui permet à la terre de s’oxygéner naturellement.



Et pourtant, malgré tous ces avantages, le coton bio est encore très peu représenté en magasin, pour différentes raisons.

La première étant bien évidemment le coût, car le coton bio est légèrement plus cher que le coton traditionnel et cela se répercute sur le prix de vente ou les marges des revendeurs. Les clients comme les commerçants préfèrent donc en général s’en tenir au coton traditionnel.



Deuxièmement, peu de personnes sont au courant des causes et des conséquences de leurs achats réguliers de vêtements et ne voient pas forcément le réel intérêt de privilégier le coton bio au coton normal. Nous achetons aussi par habitude, par ignorance et par facilité.



Troisièmement, même s’il est moins polluant que son confrère, le coton bio n’est pas non plus la solution miracle au problème que pose la mode en général. Il consomme toujours pas mal d’eau, et surtout, son acheminement à travers le monde est loin d’être propre.

Nos vêtements visitent souvent presque tous les continents avant d’arriver chez nous : le coton est produit en Inde, le vêtement est confectionné en Chine, au Bangladesh, ou au Maroc puis est vendu en Europe ou aux Etats-Unis. Et, parfois il retourne d’où il vient pour finir sa vie.

 

À ce propos, pour limiter ces voyages inutiles, nous avons choisis chez Val Sauvage de fournir des vêtements provenant uniquement du Bangladesh (culture du coton biologique, transformation, teinture et fabrication des vêtements), puis imprimés ou brodés dans nos ateliers de Bordeaux.

De plus, La certification « biologique » ne s’intéresse qu’à l’étape de la culture du coton. Une fois récolté, il subira les mêmes traitements comme des colorations avec des produits contenant des métaux lourds. Bien souvent, par manque de transparence, le consommateur n’y voit que du feu et croit faire une bonne action pour la planète, alors qu’elle ne remplit qu’à moitié sa part du contrat…

 

Mais alors, que choisir ?

An organic cotton field.

4. Les labels, un véritable gage de protection pour la planète

Chez Val Sauvage, nous proposons uniquement des vêtements labellisés qui garantissent le bon traitement du textile tout le long de la chaîne de production : de la culture jusqu’à votre peau !

 

Et oui, la solution pour garantir le respect de l’environnement au-delà de la seule certification biologique, ce sont les labels. Mais encore faut-il les connaître et savoir ce qu’ils garantissent réellement.

Il en existe plusieurs dizaines, qui ont chacun leur cahier des charges. Certains respectent des codes environnementaux tandis que d’autres se concentrent uniquement sur les critères sociaux.

En voici quelques-uns parmi les plus connus, tous présents chez Val Sauvage, qui vous permettront de faire vos achats de manière plus sereine.

 

Le label Global Organic Textile Standard (GOTS) :

 

  • Ce label assure qu’aucun produit toxique (métal lourd, solvant halogéné ou aromatique, formaldéhyde, enzyme OGM, chlore, colorants, etc.) n’a été utilisé au cours des étapes de production et de transformation du textile.

  • Il contient également des critères sociaux basés sur les conventions fondamentales de l’Organisation internationale du travail (OIT).

  • Ce label garantit que le cycle de fabrication n’est pas à l’origine de rejets toxiques, que les vêtements ne contiennent pas de substances toxiques et que les travailleurs sont respectés, c’est le plus complet !

 

Les labels Oeko-Tex, dont Oeko-Tex® Standard 100 :

 

  • Ce label garantit l’absence (ou une teneur très faible) de nombreux produits chimiques pour des textiles sans risques pour la santé humaine.

  • Toutes les préparations qui sont incorporées dans les fibres ou qui sont appliquées plus tard sur le textile sont réglementées, ce qui garantit que le vêtement sera sain jusqu’à le fin de la chaîne de production.

  • L’autorisation doit être renouvelée chaque année.

 

Les labels Organic Content Standard(OCS 100) :

 

La norme OSC (Organic Content Standard) vérifie que n'importe quel produit non alimentaire contient 95 à 100 % de matières biologiques, de l'origine au produit fini. Cette vérification couvre le traitement, la fabrication, le conditionnement, l'étiquetage, la commercialisation et la distribution de tout produit contenant au moins 95 % de matières certifiées biologiques.

 

Le label FairWear Foundation :

 

Lorsqu’une marque rejoint la Fair Wear Foundation, elle s’engage à implémenter 8 standards de travail dans sa chaîne d’approvisionnement. Les responsabilités y sont partagées et chacun est amené à faire respecter ces standards, qui sont les suivants :

 

  • Permettre le choix de l’emploi librement

  • Pas de discrimination dans l’emploi

  • Pas de travail d’enfants

  • Le droit de s’associer librement et collectivement dans le but de négocier

  • Le salaire minimum vital

  • Pas d’heures supplémentaires excessives

  • Des conditions de travail sécuritaires et saines

  • Des contrats de travail

 

Fair wear est actif dans 11 pays de production (Bangladesh, Bulgarie, Chine, Inde, Indonesie, Myanmar, Macédoine, Roumanie, Tunisie, Turquie et Vitnem) et effectue des audit locaux grâce à des équipes sur place en étroite relation avec les bureaux de la fondation (aux Pays-Bas).

 

Le label PETA Vegan approved :

 

le label de PETA (Pour une éthique dans le traitement des animaux, association de défense des animaux qui compte plus de trois millions d’adhérents) assure qu’aucun test n’est effectué sur les animaux lors de la fabrication d’un produit, qui doit être à 100% composé de matières végétales.

5. Conclusion

Le vêtement 100 % propre n’existe pas encore, mais on peut néanmoins s’en rapprocher, en faisant des efforts pour privilégier les bonnes matières, les bonnes sources d’approvisionnement ou les bonnes pratiques de consommation.



Si vous avez le choix, voici mon avis : privilégiez toujours le coton biologique. Plus la demande et les consciences augmenteront en nombre, moins il y aura de coton normal et plus il y aura de coton biologique.



En bref : privilégiez toujours le coton bio labellisé GOTS ou Oeko-Tex

6. Aller plus loin

Il existe d’autres alternatives au coton, certes plus onéreuses, mais encore moins polluantes et qui peuvent être également bien plus locales. Par exemple : le lin et le chanvre sont des alternatives écologiques qui peuvent être cultivées localement.

Le Tencel (ou Modal) est une sorte de viscose de bois (de hêtre ou d’eucalyptus) dont le procédé de culture et de fabrication est très écologique et peut également être local.

D’autres solutions existent, telles que la seconde main, l’occasion et le recyclage qui ne polluent que très peu l’environnement.

Enfin, sachez qu’environ deux tiers des textiles sont encore abandonnés ou jetés chaque année en France (cela représentait 195 000 tonnes en 2015!). Pensez donc à donner ou à réparer/faire réparer vos vêtements usagés plutôt que de vous en débarrasser.

Enfin, la dernière solution et d’y penser à deux fois avant d’acheter un nouveau vêtement !

Qualité, écologie, technicité !

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Article rédigé par valsauvage //
June 5, 2020

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